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9 déc. 2025

Free Zone ou Mainland : comment choisir la bonne structure pour créer son entreprise aux Émirats arabes unis ?

Lorsqu’un entrepreneur décide de s’installer aux Émirats arabes unis, une question revient systématiquement : faut-il créer sa société en Free Zone ou en Mainland ? Ces deux structures coexistent depuis longtemps, mais leur usage a beaucoup évolué. Pour éclairer les diff érences et aider les créateurs d’entreprise à faire un choix pertinent, nous avons échangé avec Maître Justine Basilio, avocate en droit des aff aires et fi scalité.

Cet article reprend l’essentiel des points évoqués dans la vidéo, et propose une analyse structurée pour mieux comprendre les enjeux juridiques, fi scaux et opérationnels liés au choix d’une licence Free Zone ou Mainland.

Free Zone et Mainland : origines et objectifs initiaux

Lorsqu’un entrepreneur décide de s’installer aux Émirats arabes unis, une question revient systématiquement : faut-il créer sa société en Free Zone ou en Mainland ? Ces deux structures coexistent depuis longtemps, mais leur usage a beaucoup évolué. Pour éclairer les diff érences et aider les créateurs d’entreprise à faire un choix pertinent, nous avons échangé avec Maître Justine Basilio, avocate en droit des aff aires et fi scalité.

Cet article reprend l’essentiel des points évoqués dans la vidéo, et propose une analyse structurée pour mieux comprendre les enjeux juridiques, fi scaux et opérationnels liés au choix d’une licence Free Zone ou Mainland.

L’importance de la localisation des bureaux

Le critère géographique demeure l’une des principales diff érences entre une société Free Zone et une société Mainland.

Une entreprise immatriculée en Free Zone ne peut pas louer de bureaux en dehors de sa zone. Les contrats proposés par certains business centers ne constituent pas un Ejari valable et ne sont pas reconnus comme un bail permettant de justifi er des locaux de la société.

En Mainland, l’entreprise peut louer des bureaux partout aux Émirats arabes unis sauf en Zone Franche / FreeZone, à condition de fournir un Ejari lors du renouvellement de sa licence commerciale. Ce point est important, car contourner ces obligations expose à des risques juridiques, notamment en cas de contrôle ou de litige.

Pour les entrepreneurs ayant besoin de réels locaux commerciaux, de boutiques ou de bureaux accessibles à leurs équipes et à leurs clients, la licence Mainland off re une fl exibilité bien supérieure.

Accès au marché local et participation aux appels d’off res

Le choix Free Zone vs Mainland infl uence également l’accès aux marchés gouvernementaux. Une société Mainland peut répondre aux appels d’off res publics et travailler librement avec les autorités locales.

Les sociétés Free Zone n’y ont accès que si leur zone est spécialisée dans le secteur concerné. Par exemple, une entreprise de médias implantée dans une Free Zone dédiée au secteur bénéfi cie de ce droit, mais une société immatriculée dans une Free Zone généraliste n’y aura pas accès.

Pour les entreprises souhaitant travailler avec des institutions publiques, répondre à des marchés ou développer une présence forte sur le territoire, la Mainland s’impose généralement comme la structure la plus adaptée.

Fiscalité : un traitement largement similaire entre Free Zone et Mainland

Sur le plan fi scal, les diff érences entre Free Zone et Mainland sont souvent exagérées. Dans la majorité des cas, les deux structures sont soumises au même régime, notamment depuis l’introduction de la Corporate Tax aux EAU.

Certaines Free Zones peuvent off rir des avantages fi scaux, mais uniquement pour des activités répondant à des critères précis, notamment ceux liés au Qualifying Income. Pour la plupart des entrepreneurs, la charge fi scale sera équivalente, qu’ils choisissent une licence Free Zone ou Mainland.

Il est donc important d’évaluer objectivement l’activité exercée plutôt que de se baser uniquement sur la réputation fi scale des Free Zones.

Process de création d’entreprise : une digitalisation plus avancée en Free Zone

Pour les entrepreneurs qui ne sont pas encore présents physiquement aux Émirats, la Free Zone présente un avantage notable : un processus de création plus digitalisé. De nombreuses formalités peuvent être eff ectuées à distance.

À l’inverse, la création d’une société Mainland nécessite souvent la présence physique des actionnaires ou la mise en place d’une procuration notariée (POA) pour signer les statuts. Cela peut rallonger le délai de création et complexifi er la procédure pour les entrepreneurs situés à l’étranger.

Ainsi, pour les projets nécessitant une mise en place rapide ou un lancement à distance, la Free Zone peut représenter une solution plus simple et plus effi cace.

Coûts : des écarts qui dépendent de la structure et du nombre de visas

Le coût d’une société Mainland est en moyenne légèrement supérieur à celui d’une société Free Zone, notamment en raison des frais gouvernementaux plus élevés. Cependant, lorsque l’entrepreneur a besoin d’un nombre important de visas, une Free Zone peut fi nalement s’avérer plus coûteuse qu’une structure Mainland.

Le coût réel dépend donc du modèle économique, des besoins de l’entreprise en visas, du nombre de salariés et de la surface de bureaux envisagée. Les deux options peuvent se croiser en termes de budget selon les scénarios.

Free Zone ou Mainland : comment faire le bon choix ?

Le choix dépend principalement de la nature de l’activité et de l’implantation prévue.

  • Pour un projet nécessitant une réelle présence locale, des boutiques, des bureaux physiques ou une activité de vente sur place, la licence Mainland sera plus appropriée.

  • Pour un projet digital, international ou encore en phase de lancement, une Free Zone off re une plus grande souplesse administrative et un processus de création plus rapide.

  • Pour les prestataires de services, la Free Zone est souvent suffi sante.

  • Pour les activités nécessitant des locaux accessibles ou un commerce au détail, la Mainland reste la référence.

L’essentiel est d’analyser la nature de l’activité, la stratégie de développement, le nombre de visas envisagés et les éventuels besoins d’Ejari ou d’accès au marché public.

Conclusion

Le choix entre Free Zone et Mainland n’est plus uniquement une question de propriété du capital ou d’avantages fi scaux. Il dépend désormais du projet, de l’activité exercée, du degré d’implantation locale recherché et des besoins opérationnels de l’entreprise.

Pour un projet avec une véritable présence économique et physique avec un emplacement spécifi que à Dubai ou aux Émirats arabes unis, la licence Mainland est souvent la solution la plus cohérente. Pour un entrepreneur digital ou un consultant souhaitant lancer son activité rapidement, la Free Zone demeure une alternative fl exible et effi cace.

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